Un accident ou un naufrage volontaire? Un an plus tard, on ne sait toujours pas ce qui est réellement arrivé au MV Wakashio dans la nuit du 25 juillet 2020. Les événements tragiques de la marée noire, qui a amené Maurice sur la scène médiatique internationale, impactent encore à ce jour la vie de beaucoup. Si la marée noire n’a pas suffi, la pandémie du coronavirus a mis fin aux quelques petites entreprises qui dépendaient de la stabilité du lagon et du tourisme.

Malgré plusieurs poursuites privées et de nombreux témoignages devant la cour d’investigation, il semblerait que les responsables de cet écocide n’ont toujours pas été traduits en justice. Le MV Wakashio finira-t-il à l’image de ces nombreux scandales du passé dans lesquels personne n’est jamais reconnu coupable ?

La marée noire atteignant Rivière Des Créoles.

S’il y a bien un aspect positif à ces événements, ce serait sans aucun doute le patriotisme dont les Mauriciens ont fait preuve, en conjuguant leurs efforts pour empêcher la marée noire de se propager alors que les membres du gouvernement consultaient encore leurs experts.

On a tendance à croire que ces mêmes experts ont conseillé aux autorités de couler la moitié avant du navire. Un acte qui, selon d’autres experts inconnus, n’aurait aucun lien avec la mort massive des dauphins.

Les journalistes présents près de la côte ce matin-là se souviendront encore de la vitesse à laquelle la National Coast Guard (NCG) opérait pour ramasser tous les dauphins morts sur les plages. Non pas que cela faisait partie de leur devoir mais surtout pour éviter toute mauvaise presse à ce sujet.

Pour conclure, comment oublier la fameuse phrase du ministre de la défense: «dir moi kot monn foté», lors d’une conférence de presse dont l’entrée avait été refusée à certains journalistes.